Baronnie de Ciel

Terres de la Duchesse Djemilée de Ciel
 
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 Recherches généalogiques...

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Djemilée
Baronne de Ciel
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Nombre de messages : 403
Date d'inscription : 08/05/2007

MessageSujet: Recherches généalogiques...   Mar 9 Oct - 20:30

Djemilée s'était lancé dans une recherche généalogique de sa famille. Certe elle avait de nombreux documents sur la famille Al-Lihyân Mutansir mais le passé de son père restait sombre...
Aussi fouilla-t-elle dans plusieurs registres de marchands venitien avant de retrouver une trace des Colleoni...


Gerolde Colleoni fils de Paolo Colleoni et de Ricadonna Saiguini de la famille Valvassori de Medolago.

lut-elle à voix haute avant de se plonger dans l'ouvrage, rédigeant un texte au fur et à mesur ou elle y notait les points important...

Citation :
De souche lombarde, fils de Paolo et de Ricadonna Saiguini de la famille Valvassori de Medolago, il appartenait à la noblesse citadine, comme l'indiquent ses armoiries du type armes parlantes c'est-à-dire de celles qui représentent graphiquement le nom. On retrouve des traces historiques de sa famille vers la seconde moitié du XIe siècle avec un Gisalbertus Attonis, fils d'Attone, appartenant à l'une de celles qui composaient la gens nova (nouvelle race) qui commençait à s'imposer dans la société féodale déclinante.

Ils furent juges et notaires, ancrés dans la foi gibeline pendant presque tout le XIIIe siècle, puis leur appartenance politique devint moins affirmée par la suite en ce sens qu'ils furent toujours plus attentifs à soutenir un parti plutôt que l'autre selon leurs propres intérêts du moment. Ce Gisalberto, que l'on peut considérer comme le chef de lignée de la famille Colleoni, est cité pour la première fois avec l'appellation qui sera véritablement celle de la famille : Colione. Il semble déjà bien intégré dans une Bergame qui, comme toutes les communautés de l'époque, participa, entre le XIe et le XIIe siècle, à ce mouvement socio-politique qui vit prévaloir la commune sur le fief, la nouvelle société et la bourgeoisie sur la société féodale.

Le patrimoine immobilier des Colleoni se concentra surtout à Isola de Bergame, dans cette partie du territoire comprise entre le Brembo et l'Adda et dont la position stratégique en augmentait l'importance et la fonction politique.

À partir de ce territoire, le père de Guerolde, avec quelques parents, occupa, de façon inespérée, le château de Trezzo sull'Adda en s'en emparant le 23 octobre 1404 et en en faisant une base pour effectuer des incursions dans les territoires environnants. Ce territoire constitua, de fait, un petit État indépendant qui tint tête, pendant de nombreuses années et avec bonheur, aux seigneurs de Milan.

Le château de Trezzo, situé sur la rive milanaise de l'Adda, près de son confluent avec le Brembo, avait été construit par Barnabé Visconti et avait une grande importance stratégique en ce sens qu'il contrôlait l'un des chemins d'accès au duché de Milan. C'était le château puissant et majesteux où Barnabé Visconti fut emprisonné par les soins de son neveu Jean Galéas Visconti qui, avec l'aide de Jacopo dal Verme, le fit emprisonner à la suite d'une véritable conjuration et d'une embuscade, et où il mourut le 18 décembre 1385, peut-être tué sur ordre du neveu lui-même.

La conquête du château de Trezzo marqua l'enfance de Guerolde puisque son père, Paolo, qui y avait pris part et qui, par libéralité, aurait associé au pouvoir les parents qui participèrent à l'entreprise, aurait ensuite été tué par ces derniers. Ici, le récit se confond avec la légende bâtie pour la plus grande gloire de Bartolomeo, frère de Guerolde et fils de Paolo.

La conquête du château de Trezzo fut l'œuvre des cousins Colleoni mais il n'y a pas de certitude historique sur le rôle dévolu à Paolo, le père de Bartolomeo et Guerolde. Il y eut des participations dans la gestion du pouvoir mais elles doivent être attribuées, de manière plus appropriée, à la traditionnelle succession agnatique plutôt qu'à la générosité de Paolo. Trezzo était régi par deux rameaux de Colleoni et, parmi ceux-ci, la prééminence revint aux cousins Giovanni, fils de Guardinus de Collionibus et Paolo, fils de Guidotus de Collionibus. On doit toutefois noter une certaine supériorité pour Giovanni du fait que, dans les documents dans lesquels il était présent, sa signature précédait celle des autres y compris celle de Paolo.

Il est vraisemblable que des rivalités sont nées entre les deux rameaux et que Paolo eut le dessous, mais il n'est pas pour autant vrai non plus que sa femme et le fils Bartolomeo aient été réduits à la misère ou aux difficultés économiques. Il existe, en effet, divers actes de dispositions patrimoniales qui prouvent le contraire. L'affirmation de Corio :

« La famille des Coglioni a pris le château de Trezzo, mais finalement, ils s'entretuèrent. »

doit être prise au sens large et, par ailleurs, d'autres documents font douter du meurtre même de Paolo. Une contribution aux incertitudes est ajoutée par le fait que la relation de la renommée de Bartolomeo Colleoni fut assez tardive, de même qu'il n'avait pas un souvenir certain des événements narrés par ses biographes qui laissaient ainsi primer le désir de magnifier le condottière, d'en exalter les origines et les vertus subséquentes, en les entourant de cette aura de mythe que la légende et la complaisance exigeaient.

La période de la conquête de Trezzo fut celle de la régence du duché de Milan sous Catherine Visconti puis du règne de Jean Marie Visconti, caractérisée par des troubles politiques et la faiblesse du pouvoir local, situations dont surent profiter les Colleoni à l'instar d'autres.

Les Colleoni, qui avaient résisté avec succès à Facino Cane et à Jacopo dal Verme, perdirent le château de Trezzo le 2 janvier 1417 au profit du comte de Carmagnola en obtenant, par ailleurs, des conditions honorables et une considérable somme d'argent.

Cela fut le scénario qui servit de point de départ pour le jeune Bartolomeo Colleoni vers cette aventure qui, quoique tardivement, le porta au sommet de cette carrière militaire qui lui procura, entre ombres et lumières, grande renommée et richesse même s'il n'eut pas de seigneurie personnelle.

Son ambition était le commandement général de l'armée de Venise qu'il se vit confier le 2 juin 1455, sur la fin de sa carrière seulement.

Sans vouloir faire preuve d'irrespect, il n'est guère besoin de mettre l'accent sur l'orgueil que Bartolomeo montra dans l'emploi de son patronyme, Coglione. Seuls, quelques-uns de ses apologistes chercheront plus tard à lui donner une signification différente du sens littéral, en supposant, avec beaucoup de fantaisie, une origine mythologique du genre cum lione (avec des lions) ou caput leonis (tête de lion), dont, par altération phonétique, on serait arrivé à Colleoni, en contredisant ainsi tous les documents officiels où fut toujours employé le terme Coleus c'est-à-dire Coglione.

ce qui, en héraldique, s'exprime : coupé de gueules (rouge) et d'argent, à trois paires de testicules de l'un dans l'autre.

Djemilée passa ses doigts sur le blason de son père avant de commencer à écrire les noms sur son abre généaogique...

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