Baronnie de Ciel

Terres de la Duchesse Djemilée de Ciel
 
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 Cours de théologie : préparation au bapteme

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Djemilée
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MessageSujet: Cours de théologie : préparation au bapteme   Jeu 30 Aoû - 10:13



Djemilée avait parlée d'Aristote avec son Intendante et celle-ci lui a avoué ne pasêtre baptisé et vouloir apprendre à connaître la foi aristolicienne dans le but de se faire baptiser.

Enchantée par cette idée, Djemilée en avait parlé à Gaborn car elle souhaitait également faire baptiser sa fille et ainsi l'intendante et Soraya recevraient le sacrement ensemble.

Elle les convoqua donc toutes les deux dans la salle d'enseignement afin de leur parler des fondement de cette religion et de ce qu'elle allait devoir faire en attendant le sacrement...

En parralèle, Djemilée avait écrit une misseve à son vieil ami Gédéon, espérant que celui-ci puisse venir assurer l'office de la célébration...
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Terp
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 13:51

Terpsi arriva dans la salle d'étude où trônait une quantité de livres. Elle fût fort étonnée, elle ne se doutait pas que Ciel renfermait un tel savoir, d'autant plus qu'elle savait qu'il y en avait encore plus dans la bibliothèque.
Tel un enfant, Terpsi était arrivée en compagnie de Soraya pour la leçon d’aujourd’hui. Terpsi était un peu excitée, elle ne savait nullement ce qui l’attendait, et c’est avec une certaine appréhension qu’elle entra.

La Duchesse était déjà là, ce qui sembla réjouir la petite fille, Soraya se jeta dans les bras de sa mère alors que Terpsi, bien que rassurée de la présence de la Duchesse, s’assit timidement après l’avoir saluée.


« Bonjour Duchesse comment allez vous donc ? » lui demanda-t-elle

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Djemilée
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 14:45

Djemilée accueillit sa fille a bras ouvert, déposant un baiser sur son front avant de la reposer a terre et de saluer l'Intendante

Je vais fort bien! J'ai reçu ce matin une lettre de l'évêque Gédéon, un ami de longue date qui vit maintenant dans l'orléanais. Il est actuellement prit d'une petite fièvre passagère mais m'a assurée prendre la route de Ciel dès qu'il sera remis!

aussi en attendant sa venue à Ciel pour vous baptiser toutes les deux, j'ai décider de vous parler de la vie d'Aristote afin que vous appreniez à connaître celui vers qui vous allez vous tourner...


Djemilée proposa à Terpsi et Soraya de prendre place autour d'une grande table ou se trouvait de l'orangeade, des petites biscuits et un grand livre poussiéreux.

La Duchesse alla encore ouvrir la fenêtre et lorsque le chant des oiseaux entrèrent dans la salle, elle alla rejoindre l'intendante et sa fille pour commencer à leur parler d'Aristote...


Citation :


Chapitre 1
La naissance


Où l’on introduit le propos, et où l’on en apprend davantage sur les circonstances de la naissance
du prophète.


En ce temps là une grande nouvelle se répandit dans la ville de Stagire : les sages astrologues
venaient de repérer une comète inconnue dans le firmament. Aussitôt l’assemblée de la ville se réunie
sur l’agora, tentant de découvrir le message que les cieux voulaient transmettre aux hommes. Hélas
leur cœur était obscurci par leur foi erronée en de faux dieux, et ils s’égaraient dans des suggestions
impies : pour l’un il s’agissait de la venue d’Hermès aux pieds ailés. Pour d’autre la foudre de Zeus
allait s’abattre au milieu des hommes, et les temps touchaient à leur fin. Seul dans l’assemblée un
homme se taisait : son épouse était sur le point d’enfanter, et l’angoisse qui était la sienne ne lui
permettait pas d’intervenir. Il n’était pourtant pas le moins sage, ni le moins écouté. La noblesse
et la paix se lisait sur son visage, ainsi que les marques d’un dur labeur et d’une vie sans mollesse.
Les discussions touchant à leur fin sans qu’aucune solution n’émerge, l’homme retourna chez
lui en hâte.
Là, allongée sur un lit de cuir, sa femme venait de mettre au monde un fils. L’homme s’approcha
avec respect du nouveau né, le pris entre ses bras, le leva vers le ciel en disant : « Puissances
célestes, je vous confie mon fils. Donnez lui une vie droite et juste. Que son cœur soit pur, son
intelligence éveillée et sa vertu sans faille. Que votre sagesse guide ses pas et ses pensées, afin que
son existence soit comme un chêne solide à l’ombre duquel les malheureux viendront se reposer ».
Reposant l’enfant près de sa mère, l’homme s’agenouilla près du lit et resta un long temps immobile,
contemplant silencieusement sa femme et son fils.


Lorsqu'elle eut finit de lire le premier chapitre elle fit une pause et proposa un verre d'orangeade à Terspi et Soraya avant de reprendre sa lecture

Citation :


Chapitre 2
La révélation


Où Aristote reçoit le Verbe du Créateur.


Un jour le jeune Aristote, agé seulement de cinq ans, voulu s’asseoir près du temple du faux dieu
Apollon dans sa ville de Stagire. Le temple était sur une petite colline à l’extrémité est de la ville.
L’enfant aimait regarder les hautes colonnes de pierre blanche se découpant dans l’azur du ciel.
Alors qu’il s’approchait des marches du temple il s’arrêta, comme immobilisé par une force
invisible. Ne comprenant pas ce qui ce passait, il se retourna vers la ville pour appeller sa mère
Phaetis, qui était à quelque distance de là. Mais ses lèvres ne produisirent aucun son. La terreur
commencait à inonder son âme, quand un roulement de tonnerre gronda au dessus du temple du
faux dieu. Un éclair vint le frapper en son centre et il s’écroula aux pieds de l’enfant. Puis une voix
puissante qui faisait frémir les cieux retentie dans l’esprit d’Aristote; elle disait: « Voilà ce que ma
puissance réserve aux idoles qui se font honorer comme des dieux. Cherche le Dieu unique, cherche
la Vérité et la Beauté, car un jour viendra celui qui restaurera tout ».
Bouleversé l’enfant tomba inanimé sur le sol. Lorsque ses yeux se rouvrirent il était dans la
maison de son père, et sa mère était tendrement penchée sur lui: « Mon fils, que t’est-il arrivé ?
Nous t’avons trouvé près du temple écroulé, le visage tourné vers le ciel. Est-ce le dieu qui t’es
apparut ? Qui a détruit le temple ? »Mais l’enfant ne répondit rien. Il restait en silence et regardait
sa mère avec les yeux de quelqu’un qui voit pour la première fois. Enfin il pris la parole: « Mère
chérie, je vous en prie, dites moi : qu’est ce que la Vérité ? »La pauvre femme était bonne, mais
hélas son âme était encore pleine des erreurs paiennes, et elle ne sut répondre à cette question. Elle
se pencha sur le front de son fils, l’embrassa et lui ferma les yeux avec douceur. « Je t’aime mon
fils, n’est ce pas la seule chose importante ? Dors maintenant; demain ton père revient de guerre et
il faut que tu sois reposé pour le recevoir dignement. »
Et se levant elle quitta la pièce, l’esprit rempli d’angoisse.


Djemilée referma un instant le livre et laissa Terpsi et Soraya assimilier deja jusqu'ici le récit d'Aristote

Avez-vous des questions jusque là?
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Soraya

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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 14:54

Soraya entra avec Terpsi, ne sachant pas vraiment pourquoi et alla saluer sa mère d'une étreinte chaleureuse que celle-ci lui rendit tout de suite.

Ecoutant les deux femmes parler d'Eveques, de bapteme et d'apprentissage, Soraya parru intrigué et accepta de prendre place près de Terpsi pour écouter sa mère lui parler d'un monsieur, d'une étoile et d'un enfant qui ne parle plus.

Quand Djemilée eut finit de lire, elle réfléchit un moment puis sourit, prête a écouter la suite


Il est arrivé quoi après au petite garçon?

Enthousiamée par le sourire de sa mère Soraya bu sa limonade et attendit patiemment la suite
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Terp
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 15:06

Terpsi écoutait attentivement, elle trouvait même l'histoire fort belle. Mais elle même se demandait qu'est ce la Vérité dont on parlait dans le livre.

Peut-être que la suite de l'histoire le lui dirait. Elle apprécia fortement la remarque de la petite Soraya qui allait dans le sens de la curiosité de Terpsi.

Elle regarda donc la duchesse avec de grand yeux plein d'émerveillement, d'incertitude et de curiosités.

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Djemilée
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 15:30

Contente de voir l'intérêt de ses deux élèves, Djemilée continua sa lecture
Citation :


Chapitre 3
L’âme


Où Aristote et Epimanos établissent que l’homme doit avoir un esprit, contrairement aux
animaux.


Depuis quelques mois déja Aristote et sa famille habitaient à Pélas, la ville capitale de la Macé-
doine. Nicomaque, son père, venait en effet d’être nommé médecin personnel du roi de Macédoine,
Amyntas II. Aristote grandissait en sagesse sous la direction éclairé de son precepteur. Un jour,
alors qu’Aristote revenait de la palestre, il s’assit sur une fontaine de la cour intérieur de la maison
paternelle, et demanda à Epinamos, son precepteur :
aristote : Maitre, par quelle merveille l’homme peut-il penser, alors que les animaux ne le
peuvent point?
epimanos : Qui peut prétendre lire le livre de la nature et en tirer les secrets des dieux ?
Aristote je te le dis : nous ne savons pas si les animaux ne pensent pas. l’homme pense,
cela est certain. Mais les animaux ? Sommes nous dans leur esprit ?
aristote : N’êtes vous pas d’accord noble maitre, que l’homme est sans cesse en quête de
nouveauté ?
epimanos : Oui, certes, il est rare de voir l’homme tenir en place, et se contenter de ce qu’il
possède et de ce qu’il sait.
aristote : Hélas oui, c’est bien rare, et souvent je me dis qu’il vaudrait mieux pour l’homme
d’être heureux dans la vie simple des anciens. Toujours est il que cette recherche inces-
sante se retrouve sans cesse chez l’homme. Mais dis moi Noble Epimanos, cette quête
de l’homme, n’est elle pas la preuve la plus évidente de son esprit et de son intelligence ?
epimanos : Je vois ce que tu veux dire : si l’homme ne cherchait pas sans cesse, alors cela
voudrait dire qu’il se contente de ce qu’il a reçu, qu’il n’innove pas, qu’il ne pense pas
même. En fait seul cette curiosité de l’homme nous garantie l’existence de son esprit.
aristote : Effectivement, c’est ce que je voulais dire. Je vois bien que je n’ai rien a t’ap-
prendre. Mais continuons un peu. Tu possèdes un beau chien je crois ? Un lévrier ?
epimanos : Oui, un cadeau de notre roi pour mon comportement à ses cotés lors de la
dernière guerre contre les envahisseurs celtes. J’y suis très attaché.
aristote : Je te comprend. Quand tu élèves ton chien, comment fais-tu ?
epimanos : C’est bien simple : je lui impose de faire quelque chose, et quand il le fait cor-
rectement je lui offre une récompense. Et s’il le fait mal je le puni légèrement.
aristote : Parfait! Une fois dressé, il fera toujours bien ce que tu lui as appris à faire n’est
ce pas ? Il a compris que s’il ne fait pas ce que tu lui demande il ne sera pas récompensé.
epimanos : En effet. Mais je ne vois pas où tu veux en venir.
aristote : À ceci mon maitre : ce chien si noble et si bien dressé ne fait ce qu’il fait qu’en
vertu de ce que tu lui as appris. Il ne le fait pas de sa propre initiative et une fois dressé
il n’est plus en mesure de changer. N’êtes vous pas d’accord ?
epimanos : Il est vrai que pour le faire changer il faudrait le dresser à nouveau, et le punir
alors qu’on le récompensais jadis. Et le pauvre deviendrai fou. Ce serait scandaleux.
aristote : Oui. Mais n’avons nous pas dit tout à l’heure que c’était la curiosité de l’homme
et sa capacité à inventer de nouvelles choses qui montraient que l’homme avait un
esprit ?
epimanos : Nous avons dit cela en effet. Et si je te suis, cela veut dire que les animaux,
comme mon chien, qui ne peuvent pas changer de comportement par eux mêmes, n’ont
pas le même esprit que l’homme.
aristote : Exactement ! Il est donc établi qu’il y a une différence entre l’homme et les
animaux. Mais laquelle ? Le sais-tu ?
epimanos : Non, je l’ignore. Veux-tu que nous cherchions ensemble une réponse à cela ?
aristote : Avec joie ! Mais pas tout de suite, car je vois mon père revenir de la cour du Roi,
et j’ai hâte d’entendre les nouvelles du palais. Portes toi bien !
epimanos : Et toi aussi brillant disciple !


Citation :


Chapitre 4
Le devenir de l’âme


Où Aristote établit que la vie future de l’âme, cel le qui viendra après la mort et la destruction des
chairs, se prépare dès aujourd’hui.


Le soir tombait sur le ville de Pélas. On entendait que les murmures des femmes qui, près des
temples paiens, invoquaient les faux dieux pour la santé du roi. Ce dernier en effet, était mourant.
Nicomaque, le père d’Aristote, était à son chevet pour tenter de retarder, et d’alléger le poids de
l’échéance fatale. Aristote, agé maintenant de 14 ans, marchait au hasard dans les rues de la ville,
sans voir ni entendre ce qui se passait autour de lui. Qu’adviendrait-il de son père si le roi venait
à mourir ? Bien sur, il ne saurait être tenu pour responsable, mais qui sait ce que des courtisans
mal intentionnés pouvaient imaginer, et quelles vengeances pouvaient s’exercer dans ces moments
d’interrêgne ? Il s’arrêtta près du temple de Proserpine. Il ne croyait certes pas à la puissance de
ces dieux, qui ne lui semblait que des pantins morts, mais il y avait comme une ma jesté secrête
dans cette évocation de la déesse des morts en un instant pareil. Il sentit une main se poser sur
son épaule. C’était Epimanos.
epimanos : Tu pries pour le Roi, Aristote ?
aristote : Prier ? Qui devrais-je prier ? Et que dois-je demander ?
epimanos : Que veux-tu demander ? Qu’il vive bien sûr ! Et si tu ne crois pas en cette déesse
tu crois bien en une force supérieure qui régie notre vie ?
aristote : Qu’il vive ? Il va mourrir, tu le sais aussi bien que moi. Nos prières ne peuvent
pas lui rendre la jeunesse ni la santé. Il a vécu longtemps, et il est temps pour lui de
partir. Non, si je prierai, ce n’est pas pour qu’il vive.
epimanos : Pour quoi donc alors ?
aristote : Qu’y a-t-il après la vie Epimanos ? Cette âme unique que l’homme possède et
qui nous différencie des animaux, survie-t-elle à cette vie ?
epimanos : Je ne sais Aristote. Ma science porte sur la vie et non sur la mort. Je peux te
dire comment bien vivre, comment être heureux et connaitre les êtres au quotidien,
mais pas ce qu’il y a après la mort.
aristote : Tu peux me dire comment bien vivre ? Voyons cela. N’es-tu pas d’accord que
pour faire un acte intelligent il faut en prévoir les conséquences ?
epimanos : Si bien sur, cela évite de faire des erreurs, de mal agir ou de mal juger des
situations. C’est important de prévoir.
aristote : Oui, c’est ce que tu m’as appris depuis mon plus jeune âge. Mais si tu le veux
bien prenons un exemple : imaginons que tu veuilles te marier. Tu es d’accord que c’est
un engagement définitif, et qu’il te faudra choisir avec soin ?
epimanos : Certes ! Nos lois ne prévoient pas le divorce, et je crois bien que celui qui veut
se marier règlera tout ses actes pour que ce mariage soit heureux, sinon ce serai une
véritable folie !
aristote : Tu penses tout comme moi que ce mariage se prépare avant même que l’on
prenne l’engagement solennel : on cherche à corriger ses défauts, à se rendre aimable et
bon, afin qu’au jour du mariage tout ce passe pour le mieux.
epimanos : Si tous suivaient ces conseils il y aurait plus de mariages heureux, mais je pense
en tout cas que c’est ce qu’il faudrait faire.
aristote : Je suis content que nous soyons d’accord. Donc pour bien vivre il faut savoir ce
qu’il y a après la mort.
epimanos : Ah ! ? Là je ne te suis plus. Que veux tu dire ?
aristote : C’est bien simple : tout comme le mariage la mort est un évènement définitif.
Il faut s’y préparer donc soigneusement. Si il y a une vie après la mort, alors la vie
que nous menons avant la mort doit être consacré à préparer cette vie après la mort.
Tout comme notre vie avant le mariage doit être consacrée à préparer notre vie après
le mariage.
epimanos : Je vois où tu veux en venir. Pour toi la mort n’est qu’un passage qui mène à
une autre vie ?
aristote : Oui, et notre vie présente doit se consacrer à préparer cette ve future.
epimanos : Mais pourquoi cette vie future serait elle plus importante que la présente ? Et
comment peux-tu être sûr de son existence ?
aristote : Te souviens-tu de notre discussion sur la différence entre les animaux et les
hommes ?
epimanos : Oui, je m’en souviens très bien. Tu disais qu’il y avait une différence entre les
deux, que l’homme était intelligent quand la bête ne cherchait rien de nouveau.
aristote : Oui. Mais comment l’homme fait il pour chercher du nouveau, pour créer même
en lui et autour de lui ce nouveau ?
epimanos : Et bien si je pars de ma propre expérience, je dirais que j’ai des idées qui me
viennent, et qui ne semblent venir de personne d’autre que de moi-même, et que je
réflechie sur ces idées.
aristote : J’en suis arrivé à la même conclusion. Ce qui m’a frappé c’est que cela ne venait
pas de ce qui m’entoure, mais de moi même, de mon intérieur. Cela semblait. . .
epimanos : Immatériel non ?
aristote : Oui, immatériel. Ce n’était pas la conséquence d’une impression sensible mais
d’une impression immatérielle, spirituelle.
epimanos : Je comprends. Mais quelles conclusions en tirer ? Il est évident que ces impres-
sions viennent de notre âme.
aristote : Oui, mais cela veut dire que notre âme est immatérielle, car l’immatériel ne peux
pas venir du matériel. Personne ne peut donner ce qu’il n’a pas. N’es-tu pas d’accord ?
epimanos : Oui, dit comme cela c’est compréhensible. Mais où veux-tu en venir ?
aristote : Mon père est médecin Epimanos, et il m’a souvent décrit la mort : la matière
se putréfie, se désintègre sous l’effet du temps. Et regarde autour de toi : la mort est
toujours marquée par la destruction de la matière.
epimanos : Oui, tout passe en ce monde, et ce que les anciens on construit est déja presque
disparu.
aristote : Mais si tu prends quelque chose qui n’est pas composé de matière, cela disparaitra-
t-il ?
epimanos : Il ne me semble pas: si ce n’est pas composé de matière alors cela ne peut pas se
désintégrer. Cela ne mourra pas. Ainsi la pensée d’un homme comme Pythagore sera
éternelle et vivra encore dans plus de mille ans.
aristote : Donc penses-tu que ce qui est immatériel ne meurt pas ?
epimanos : Avec tout ce que nous avons dit jusqu’ici, je crois que c’est une chose établie.
aristote : Alors notre âme, qui est immatérielle, doit-elle aussi, ne pas mourir. Quand
nous mourons notre corps disparait, mais notre âme, elle demeure. Et c’est cette vie
de l’âme qui est la vie future. C’est cette vie que notre vie présente, dans notre corps,
doit préparer.
epimanos : Le roi qui meurt va donc vivre encore ?
aristote : Oui, et c’est pour que cette vie de son âme soit heureuse que je vais prier ce soir.
epimanos : Nous prierons ensemble alors.
Et sur ces mots les deux amis se séparèrent, Epimanos rentra dans le temple de Proserpine,
pendant qu’Aristote se dirigea vers la sortie de la ville pour marcher dans la campagne.


Djemilée regarda Soraya et elle sourit

Comprends-tu mieux maintenant Soraya pourquoi je dis que Yanis est toujours avec nous? Son esprit restera vivant tant que nous seront là pour l'aimer et penser à lui...

Djemilée adressa aussi un regard à Terpsi car les paroles su livres étaient fortes et touchantes
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Terp
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 15:53

C'était un passage difficile et malgré son éducation Terpsi avait eu du mal à tout comprendre. Matériel, immatériel....

Tout était confus mais prenait petit à petit une place dans sa tête.

"Il est vrai que je ne sais pas d'ou viennent mes pensées, mes sentiments, cela signifie-t-il que la personne que nous sommes, demeure par l'âme après notre mort ?"

Puis plissant le front

"Ou dormons-nous ? Ou mangez-nous ? Que faisons-nous alors ?

Elle regarde la Duchesse pensive.

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Djemilée
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mar 4 Sep - 17:17

Djemilée écouta la question de Terpsi puis tenta d'y répondre de son mieux

Mais est-ce que l'esprit a besoin de dormir et de se nourrir? Il faut je pense le voir comme le vent... On sait qu'il est présent car il murmure, il crie même des fois et il joue dans les cheveux des jeunes filles mais pourtant personne ne le nourrit et il ne dort jamais...

Peut-etre que la suite nous éclairera mais sachez que Gédéon sera la aussi pour répondre à ces questions et que j'espère que vous pourrez discuter ensemble de ces textes dès sa venue! C'est pour cela même que je vous les transmets maintenant! Afin d'être prête lorsqu'il sera là!


Et elle continua la lecture

Citation :

Chapitre 5
L’errance


Où Aristote relève qu’il n’est pas raisonnable de prier plusieurs dieux, et qu’en toutes choses,
l’unité est préférable à la division.


Aristote ayant atteint l’age de quinze ans, il perdit père et mère, et fut confié à la tutelle d’un
proche parent, Proxène, lequel vivait dans des contrées reculées, entre Stagire et Athènes. Le
jeune orphelin était éduqué au rude travail de la terre. Cette condition ne le satisfaisait guère,
persuadé que son esprit était plus capable que ses mains. Il faisait souvent la rencontre d’humbles
paysans, avec lesquels Proxène travaillait. Il admirait certes leur goût pour la vie simple, loin des
fastes somptueux et du luxe qui, il le pressentait, conduisaient certainement au vice. Mais Aristote
s’étonnait cependant de leurs coutumes.
Un jour, il vit l’un d’eux se livrer à la prière. Aristote se souvint de son dernier dialogue avec
Epimanos, et voulut prendre le paysan en défaut.
aristote : A qui adressez–vous vos prières, brave homme ?
le paysan : Et bien aux dieux, mon jeune ami.
aristote : Aux dieux ? Mais qui sont-ils ?
le paysan : Ils sont Aphrodite, Apollon, Arès, Artémis, Athéna, Déméter, Dionysos, Hadès,
Héra, Hermès, Héphaïstos, Poséidon, et le plus grand de tous, Zeus. Chacun siège à
Olympe.
aristote : À Olympe, où est-ce ?
le paysan : C’est une cité merveilleuse, perchée en haut d’un mont que nul n’a jamais
vaincu. Vois-tu le mont Athos ? Et bien l’Olympe est cent ou mille fois plus élevé, un
truc du genre.
aristote : Mais vous même, n’avez vous jamais tenté de grimper sur cette montagne ?
N’êtes-vous pas curieux de voir de vos yeux ces divinités que vous priez chaque jour ?
le paysan : Oh non, jeune homme. Je ne suis qu’un humble paysan. Ma place est ici, non
sur l’Olympe.
aristote : Mais alors, comment pouvez vous croire en la réalité de ces dieux, si vous n’avez
point constaté leur existence de vous même ?
le paysan : Parce qu’on m’a enseigné qu’ils existaient, et qu’il fallait que je les prie pour
que ma récolte soit meilleure, et que mes vaches deviennent grasses.
aristote : Voilà bien une chose étrange, vous ne priez pas par amour pour le divin mais par
appétit terrestre. Je pense pour ma part qu’il est irrationnel de rechercher le matériel
dans le spirituel. Mais à dire vrai, il n’y a pas que ça que je trouve irrationnel dans ce
que vous me dites.
le paysan : Que me reprocheras-tu encore ?
aristote : Et bien, il y a une chose que je ne comprends pas : pourquoi donc prier plusieurs
dieux ?
le paysan : Ainsi que je te l’ai dit, c’est ce qu’on m’a enseigné, qu’ils étaient plusieurs, et
c’est ainsi depuis la nuit des temps.
aristote : Voilà bien une chose compliquée inutilement. Au lieu de plusieurs divinités, ne
serait-ce pas plus pratique de n’en louer qu’une seule ?
le paysan : Tu commence à me courir, jeune voyageur. Je t’en pose des questions, moi ? Je te
demande si tu mets des braies ou des frocs ? Maintenant, laisse moi à mes méditations.
aristote : Non, non, je n’en ferai rien. Tu dois d’abord admettre, brave homme, que prier
un seul dieu serait plus logique. Qu’attend t-on d’un dieu, sinon qu’il soit tout puissant
et omniscient, qu’il soit un ? Rendre grâce à plusieurs dieux, c’est comme fragmenter
en autant de parties le pouvoir qu’un seul pourrait réunir en lui. Je crois qu’en toutes
choses, l’unité est préférable à la division.
le paysan : Peut être.
aristote : Non, certainement. Le divin est un Tout unique et le divin est la perfection,
donc la perfection est unité. L’unité est la forme idéale des choses.
le paysan : Mouais, enfin moi, jeune homme, je suis bien trop stupide pour entendre ton
charabia. Je suis loin d’être lettré. Si je te donne un conseil, me laisseras-tu en paix ?
aristote : Et bien oui, cela me convient.
le paysan : Prends la route d’Athènes, si Proxène te le permet, et tu y trouveras un pro-
fesseur qui saura t’écouter. On le nomme Platon.
aristote : Merci, brave homme.
Et Proxène d’envoyer Aristote, les dix-huit printemps révolus, à Athènes, trop heureux que ce
piètre paysan le quitta.


Citation :


Chapitre 6
Le maître


Où Aristote fait la rencontre de Platon, son professeur, et l’impressionne par sa maîtrise du
syl logisme.


Aristote, après des jours d’un voyage épuisant, fit enfin son entrée dans la cité athénienne. Ce
qu’il y vit le laissa pantois. La ville était merveilleuse, et l’architecture d’une pureté superbe.
Les colonnades se déployaient dans une harmonie qui ravissait l’esprit. À chaque coin d’allée,
des marchés grouillant attestaient de la formidable activité commerciale qui régnait en ces lieux.
Les jardins étaient multitudes, et l’on pouvait y voir de petits groupes de philosophes, qui se
complaisaient aux sophismes entre les plantes luxuriantes, les fontaines au charme ineffable, et les
roches millénaires. Un temple magnifique, perché sur un plateau, dominait la cité.
Aristote était fort impressionné, mais finit par trouver l’académie, où l’illustre Platon enseignait.
La magnificence du lieu le consternait, et tel un halluciné il errait dans les immenses couloirs de
marbre de la bâtisse. Ses pas le conduisirent vers une lourde porte, sur laquelle on pouvait lire
l’indication « scolarité second cycle ». Aristote n’avait jamais rien vu de pareil, et se demandait
ce que pouvait signifier cette mystérieuse formulation, mais il se décida à entrer, pour y demander
son chemin. L’accueil fut fort désagréable. De vieilles femmes antipathiques lâchèrent à Aristote,
du bout des lèvres, que « le professeur Platon devait donner un cour en troisième année, à droite
au fond du couloir, puis à gauche, puis deux fois à droite, puis à gauche, puis tout droit, puis en
haut de l’escalier B ». Enfin l’une d’entre elles fit comprendre à Aristote, d’un regard sombre, qu’il
fallait qu’il quitte les lieux aussitôt.
Après moult pérégrinations, et mines méprisantes des disciples auxquels il demandait son che-
min, Aristote parvint enfin dans un grand amphithéâtre, où il fit une intrusion remarquée du
professeur.
platon : Quel est ton nom, jeune homme ?
aristote : Aristote.
platon : Fort bien. Aristote, sache que je n’accepte personne dans mon cour que je n’ai
d’abord testé.
aristote : Je suis prêt.
platon : Bien. Aristote, si je t’admets en mon enseignement, je t’apprendrai les rudiments
de la logique, et davantage si ton intelligence le permet. Mais d’abord, tu dois savoir te
détacher de ce que tu considères comme certain. Un bon philosophe ne fait confiance
qu’à sa propre raison, et doit être capable de démonter les raisonnements pervers des
sophistes pour avoir une connaissance parfaite des choses de ce monde. Ecoute bien
ceci : il faut dire qu’aucun chat n’a huit queues, mais cependant, un chat a une queue
de plus que nul chat. Donc, un chat doit avoir neuf queues.
Aristote écoutait avec attention.
platon : Alors, peux-tu me démontrer l’absurdité de ce sophisme ?
Aristote réfléchit un instant puis énonça la chose suivante. . .
aristote : Et bien continuons le raisonnement. Un chat doit donc avoir neuf queues, donc
un chat a neuf queues de plus que nul chat. Et comme aucun chat n’a huit queues, un
chat doit en avoir dix-sept...
platon : Bien vu
aristote : Si on fait tourner le raisonnement en boucle, il en vient à se contredire. L’énoncé
qui vient en conclusion ne peut donc qu’être faux.
platon : C’est remarquable, jeune homme. Je vois qu’il n’est pas nécessaire de t’enseigner
l’art du syllogisme, il est inné chez toi.
Et Aristote fut heureux d’avoir satisfait son nouveau professeur.
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Terp
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MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Mer 5 Sep - 13:04

Terpsi remarqua qu'à la place d'Aristote, elle n'aurait rien compris aux problèmes, certes elle avait déjà entendu parlé de syllogisme mais n'en avais jamais entendu.

Cela était bien compliqué pour sa pauvre tête et elle espérait grandement au fond d'elle même que son incompréhension ne lui causerai pas préjudice pour la suite...

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De trépas me revoilà et cette fois je resterai là!
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Djemilée
Baronne de Ciel
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Date d'inscription : 08/05/2007

MessageSujet: Re: Cours de théologie : préparation au bapteme   Jeu 6 Sep - 16:47

Soraya semblait encore plus perdue que Terpsi mais DJemilée les rassura tout de suite

N'ayez crainte, on ne vous demandera pas tant de choses pour votre baptême! Juste de suivre la voie d'Aristote et de ces principes! Il fut un homme de raison et un guide pour tous! Ne nous attardons pas sur le syllogisme et continuons la découverte de sa vie!

Citation :

Chapitre 7
La rupture


Où Aristote rompt avec son maître pour une sombre histoire de copie d’idées.

Aristote suivait l’enseignement de Platon avec avidité. Ce que le maître disait, l’élève l’intégrait
comme inaltérable vérité. Les grandes capacités d’Aristote en avaient fait le disciple préféré de
Platon, et lorsque le maître énonçait un principe, l’élève trouvait toujours le moyen d’en assurer
l’exactitude, par quelques réflexions ou exemples bien trouvés.
Mais un beau jour, le maître et l’élève eurent leur première dissension, alors que Platon affirmait
la chose suivante.
platon : Ainsi, les idées sont une création abstraite de notre intellect. Elles ont une existence
qui leur est propre.
aristote : Vous voulez dire, maître, qu’il n’existe pas autant de choses que d’idées ?
platon : Oui, c’est ce que je veux dire, brillant disciple.
aristote : Mais par là même, vous prétendez qu’il existe des choses sans qu’une idée y soit
associée, et inversement.
platon : En effet, l’idée est le produit de la conscience, et la chose celle du réel. C’est deux
ob jets qu’il convient de distinguer.
aristote : Voilà bien une proposition étrange, cher maître, de dissocier ainsi ce qui est
indubitablement lié.
platon : Que veux-tu dire ?
aristote : Et bien qu’une idée ne peut exister sans la chose à laquelle elle se réfère.
platon : Mais que fais-tu de l’abstraction, Aristote ?
aristote : L’abstraction est une illusion, cher maître. L’idée ne vient à l’esprit que tant qu’il
existe la chose. Nous sommes parties d’un tout, et si un élément devient intelligible,
c’est bien parce qu’il existe.
platon : Mais par telle affirmation, tu nies le pouvoir créateur de l’esprit.
aristote : L’esprit ne fait qu’observer et constater. Les idées ne sont que la faculté de
l’homme à voir ce qui l’entoure. Elles ne font que rendre intelligible l’essence des choses.
Et par extension, les choses qui sont intelligibles à l’homme ne sont qu’une copie des
idées qu’il s’en fait. Rien n’existe en dehors de l’intelligibilité.
Dès lors, la rupture fut consommée entre le maître et le disciple. Aristote, entretenant toutefois un
respect à l’égard de Platon qu’il conserva intact jusqu’à son trépas, prit la décision de s’affranchir
de son professeur, et quitta Athènes.


Citation :


Chapitre 8
L’unité de Dieu


Où Aristote établit fermement que Dieu est unique, et non multiple.

Aristote, qui se sentait en age de maturité philosophique, et émancipé de la tutelle de son maître,
décida qu’il était temps pour lui de fonder sa propre école. Il savait qu’Hermias, son ami de longue
date et seigneur d’Atharnée, avait réuni un petit cénacle d’anciens élèves de l’académie d’Athènes
à Axos, sur la côte de la Troade. Aristote décida donc de diriger cet enseignement, et fonda ainsi
sa première école.
L’académie d’Aristote avait grand succès. Des élèves de toute la Grèce affluaient pour recevoir
les lumières du maître. Par un beau jour de printemps, un disciple prometteur vint trouver Aristote.
le disciple : Maître, j’ai bien pensé, jusqu’à n’en point dormir, et il est toujours une ques-
tion qui taraude mon esprit juvénile.
aristote : Je t’écoute. Dis moi ce qui te tracasse.
le disciple : Et bien maître, vous nous enseignez que l’univers est dynamique, vous nous
enseignez que si l’essence est statique, la forme, elle, est mouvante comme une onde sur
la surface de l’eau.
aristote : Oui, c’est vrai.
le disciple : Mais maître, selon ce principe, à tout acte correspond une puissance, comme
vous le dites vous même, et ainsi donc, à tout effet correspond une cause.
aristote : Certes.
le disciple : Alors, maître, si je remonte dans l’ordre des effets et des causes, je ne devrais
aboutir qu’à une seule cause pour tous les effets. Or, sauf votre respect, il est notoire
que les dieux sont plusieurs. Ainsi, selon votre théorème, le monde ne devrait être que
chaos, car dès l’origine, les causes sont multiples et ne se concertent pas en volonté. A
moins de postuler que tous les dieux ne sont les effets que d’un seul, puissant par-dessus
tout. Pouvez-vous m’éclairer ?
aristote : Mais, cher disciple, la solution se trouve dans l’énoncé du problème. Raisonne un
peu, mon ami. Tiens t-en aux principes de la dialectique et du syllogisme. Il y a, dans
ton exposé, un élément exogène, et parasitaire, à savoir ce que tu qualifies de savoir
public. Je te l’ai déjà dit, nous sommes des philosophes, et l’on ne peut atteindre la
vérité que par l’action de notre esprit qui qualifie la substance, non en prenant quelques
postulats pour argent comptant.
le disciple : Que voulez-vous dire, maître ?
aristote : Je veux dire que si tu remontes l’ordre des causes et des effets, tu trouveras la
cause finale, l’intelligibilité pure, comme tu l’as dit. Ainsi, s’il est notoire que les dieux
sont plusieurs, ça n’en est pas moins faux, car telle affirmation ne résiste pas à l’examen
logique de la proposition.
le disciple : Euh, pouvez vous être plus clair, maître ?
aristote : Certes, je le peux, par ce syllogisme enfantin : une cause finale est une intelligence
pure, une divinité. Si on remonte l’ordre des causes et des effets, on ne trouve qu’une
seule cause finale. Donc Dieu est unique.
le disciple : Ah bah ça alors !
aristote : Je ne te le fais pas dire, cher disciple. De Dieu il n’y en a qu’un, ce moteur
immobile du monde, cette volonté parfaite qui est la source de toute substance, de tout
mouvement. Dieu est la finalité cosmique de l’univers.
Et le disciple de s’en retourner à ses pénates, satisfait de la réponse de son maître. . .



Citation :


Chapitre 9
La nature des astres


Où Aristote félicite un de ses disciples pour sa clairvoyance, car il a relevé, à juste titre, que les
astres sont de nature divine en raison de leur mouvement circulaire.


Par un jour sans nuage, Aristote avait convié ses disciples à admirer la voûte céleste. Tous
s’émerveillaient de la beauté des astres, brillant comme des flambeaux sur un ciel d’encre. Le
maître montrait à ses élèves comme les étoiles ont un mouvement caractéristique. Mais certains
commençaient à avoir froid et voulaient rentrer se coucher.
sargas : Maître, ne serait-il pas plus profitable pour nous de discuter et d’étudier plutôt
que de paresser ainsi dehors ?
aristote : Ainsi donc, tu penses que nous paressons. Ne crois-tu pas que les sphères célestes
soient les choses les plus parfaites qui existent ?
sargas : Je ne sais pas.
aristote : De quelle manière se déplacent les astres, dis-moi ?
sargas : Maître, ils se déplacent en cercles, fixés qu’ils sont sur des sphères cristallines et
transparentes.
aristote : Bien. Et la Terre, quelle est sa forme ?
sargas : L’observation des étoiles lors d’un voyages ou d’un bateau à l’horizon nous montrent
qu’elle est ronde.
aristote : Ainsi donc tu écoutes fidèlement mes leçons. La Terre est sphérique, et le ciel
se compose de sphères supportant les astres. Le cercle et le mouvement circulaire sont
partout. Or quel mouvement est plus parfait que le mouvement circulaire ?
sargas : Aucun maître, car il se suffit à lui-même et traduit la continuité. Le mouvement
circulaire est le mouvement parfait par excellence.
aristote : Or un mouvement parfait ne peut être produit que par une puissance parfaite.
Et la seule puissance parfaite, c’est Dieu ! Chers disciples, l’observation des cieux nous
permet de comprendre comme sont bien agencées les sphères célestes. Et cette perfection
porte la marque de Dieu.
sargas : Vous avez raison, maître, merci pour cette leçon.
aristote : Ne me remercie pas, remercie les astres ! Tiens, prend ces pièces et va nous
cherchez un peu de vin chez Oinos.
sargas : J’y cours, maître
Sargas revint avec du vin pour tous les disciples. Et ils restèrent encore un moment à contempler
les étoiles.

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Cours de théologie : préparation au bapteme
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